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Coopération Guinée-Union Européenne
Le 06 décembre 2014, le Commissaire européen au Développement et à la Coopération M. Neven MIMICA était à Conakry pour la signature du 11ième FED (Fonds Européen de Développement) couvrant la période 2014-2020.

Les objectifs spécifiques du Programme Indicatif National (PIN), d’un montant de 244 millions d’Euros pour ce 11ième FED, sont répartis sur 3 secteurs principaux de concentration d’une part : 92 millions d’Euros pour la consolidation de l’Etat de droit et la promotion d’une administration efficace au service des citoyens (38%) ; 84 millions pour l’Assainissement urbain (16%), 40 millions pour la santé (16%).

D’autre part, en de deux mesures d’accompagnement : 20 millions pour les transports routiers et 8 millions comme Appui à l’Ordonnateur National du FED et la facilité technique de coopération soit 12 % les deux.

La signature du 11è FED réaffirme par ailleurs l’engagement de l’Union Européenne à contribuer à éradiquer les causes profondes de la fragilité du pays, notamment du système de santé, qui a occasionné la propagation de l’Epidémie de Fièvre Hémorragique à Virus Ebola qui sévit en Guinée, et dans les pays voisins depuis 2014.

Ainsi, outre le soutien budgétaire pour les pays touchés, l’UE a réorienté un projet de santé lancé en Guinée pour un montant de 20 millions d’Euros. Cela pour répondre spécifiquement à la crise déclenchée par EBOLA par :
  • l’amélioration de l’accès à des services de santé de base de qualité en Guinée forestière
  • l’appui aux établissements de santé par la formation du personnel, l’équipement et la réhabilitation des installations ;
  • le soutien à la préparation de la riposte Ebola (12 millions d’euros) au Mali, au Burkina, en Guinée-Bissau, au Togo, en Côte-d’Ivoire et en Mauritanie ;
  • enfin, des mesures pour prévenir la violence, réduire et atténuer les tensions qui pourraient découler de l’épidémie dans les zones frontalières des pays touchés pour 4,5 millions d’euros
ACCORD DE COTONOU
Tâches et dispositions

À l'instar des accords précédents, l'accord de Cotonou reprend les tâches spécifiques ainsi que les responsabilités de chaque partenaire dans la conduite des différents aspects de la coopération : notamment en ce qui concerne la programmation et la stratégie de formulation, l'identification des projets, la mise en œuvre, le monitorage et l'évaluation.

Les dispositions de l'accord se démarquent des autres instruments de coopération de l'Union européenne, dans la mesure où elles confèrent ici plus de pouvoirs à l'État bénéficiaire.

Ainsi, la stratégie de l'accord de partenariat de Cotonou, entend s'appuyer sur « la gestion conjointe » comme un moyen pour renforcer les capacités de l'État bénéficiaire. En d'autres mots, l'accord de partenariat exploite ces aspects de gestion pour accroître l'efficacité, la durabilité et l'impact de l'aide à travers des capacités institutionnelles renforcées.

C'est ainsi que, dans chaque pays, un Ordonnateur national joue un rôle central dans ce dispositif. L'Ordonnateur national du FED représente les pouvoirs publics de l'État ACP, alors que le Chef de délégation représente l'Union européenne.

L'ensemble des attributions de l'Ordonnateur national du Fonds européen de développement est fixé par l'article 35 de l'Accord de Cotonou. Il s'agit d'une fonction de coordination et de maîtrise d'ouvrage, en grande partie technique, mais également politique puisqu'elle présuppose, concernant les aides apportées par le FED, l'exercice d'un pouvoir exclusif de représentation du gouvernement.

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